jeudi 27 décembre 2012

Le coût du divorce.


Selon l’Observatoire  des inégalités, si l’on considère le seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian, le taux de pauvreté est de 21,7 % pour les familles monoparentales (1,1 million d’individus) et de 5,9 % pour les couples (2,2 millions de personnes).
Le nombre de divorces n'a cessé de croître depuis 1964, passant de 30 000 à 110 000 par an en 1993. Aujourd'hui on en compte plus de 130 000 par an pour un peu plus de 250.000 mariages annuels.
Il n’est pas question ici de morale, mais de s’interroger sur l’une des causes majeures, si ce n’est pas principale, de la pauvreté en France.
Qu’on le veuille ou non, divorcer est une catastrophe financière la plupart du temps.
Je souhaite poser ce problème sous l’angle de la responsabilité personnelle.
A la triste et scandaleuse exception des mariages forcés attaché à certaines cultures rétrogrades, nul n’est tenu de se marier! Mais les moeurs ont évolué; en la matière, la prédominance de  l’émotionnel sur le raisonnement depuis la fin de la Seconde Guerre, paradoxalement la banalisation du divorce, la libéralisation des moeurs, ont entraîné la multiplication des décisions hâtives de convoler.
Or le mariage n’est pas la simple reconnaissance d’une relation amoureuse, c’est un acte social qui implique un grand nombre de conséquences juridiques et économiques, sans parler des relations éventuelles entre les familles des époux.
Intéressons nous donc plus particulièrement à l’aspect économique. Le mariage , sans même parler des contrats de mariage, entraîne de multiples conséquences globalement favorables sur le mode de vie des conjoints: un même toit, la répartition des frais d’entretien de ce toit, des consommations qui ne doublent pas nécessairement ( chauffage, éclairage, etc. ) voire diminuent ( consommation d’essence lors de l’utilisation du véhicule commun par exemple), de nombreuses charges sont diminuées ou divisées par deux ( assurances habitation, impôts locaux, etc., ) mais la liste exhaustive ne ferait que montrer l’économie considérable de la situation de couple.
En revanche le divorce entraîne une multiplication des dépenses de chacun des partenaires:: deux résidences (même si elles sont plus modestes) avec toutes les charges qui y sont associées, deux véhicules (même s’ils en avaient chacun une avant), la perte de nombreuses réductions ( impôts, etc.) ; point n’est la peine de les énumérer plus avant, c’est un fait.

Et voilà une espèce de tabou que notre société ne veut pas briser: le divorce est l’une des causes principales de la paupérisation d’une grande partie de la population.
Aucun grand principe ne peut être appelé à la rescousse ! Il n’y a pas, et de loin heureusement,  pour tous les couples qui se séparent des raisons aussi impérieuses que des violences conjugales ou de souffrances insupportables.
Je prétends que de nombreux divorces signent un manque de sens des responsabilités de la part des partenaires. Manque de sens des responsabilités à “l’entrée” et à “la sortie”! .
La société doit-elle prendre en charge les conséquences de ces décisions individuelles  irresponsables?

On peut se poser ce genre de question également alors que l’on va étendre le mariage aux homosexuel(le)s.....

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