mercredi 20 février 2013

Nous courons à la catastrophe.


Là je crois que la coupe est pleine !
L’ensemble des promesses de campagne de François Hollande s’avèrent de monumentales tromperies. Et depuis qu'il est au pouvoir, ficelé dans ses mensonges, il prend, dans un désordre effarant, des mesures à contretemps qui nous entraînent directement dans le gouffre où sont tombés les Grecs, les Espagnols, les Portugais et les Irlandais ; les italiens s’en sortent mieux que nous !
Je ne me lancerai pas dans la litanie des exemples de ces tromperies et de ces mesures aberrantes tant elles sont à la une de journaux pour qui veut bien lire les mots sans se laisser endormir par les commentaires que des journalistes qui n’en n’ont que le nom se repaissent. Mais enfin, rappelez vous des propos de campagne sur les taux de croissance, sur la pression fiscale limitée aux très hauts revenus, sur la défense de l’emploi, sur l’impartialité des nominations, pour ne citer que les plus évidemment  reniés sous nos yeux.

Les bordées d’injures que l’on entend en seule réponse à la lettre du patron de Titan qui n’a fait qu’écrire, dans un langage qui n’a de grossier que d’être celui des gens de la rue, les vérités sur la situation des grandes usines françaises sont la preuve par neuf de la déliquescence de l’état moral de notre pays. J’ai déjà écrit sur la culpabilité des syndicats, je dois y rajouter celle des hommes politiques qui n’ont plus aucun sens des réalités, probablement la faute la plus grave pour un homme politique et les médias qui ne font pas leur travail par couardise et incompétence.
La nomination de Ségolène Royal, dont l'égocentrisme et l'esprit de vengeance  n'ont  d'égal que l'incompétence, dans l'équipe dirigeante de la Banque Publique d'Investissement est digne d'une république bananière.
On ne peut rester ainsi, les bras ballants, tétanisés devant  l’ampleur du désastre qui se déroule sous nos yeux.
Si des changements de personnel politique n’interviennent pas dans un avenir proche nous courrons vers des émeutes que les populistes ne manqueront pas de fomenter. Or je ne vois pas d’homme d’Etat capable de fédérer autour de lui les enthousiasmes nécessaires à la réussite de cette mission de la dernière chance.  Terrible constat !

mercredi 13 février 2013

Les syndicats fossoyeurs de l'économie.

L'économie française souffre de multiples maux dont l'un des moindres n'est pas l'archaïsme des relations sociales dans les entreprises. A qui la faute? Pour moi il n'y a pas de doute : les plus archaïques des acteurs sont les syndicats.
Créés en 1884 par une loi portée par Waldeck-Rousseau, un républicain modéré, les syndicats ont été conçus à l'origine pour défendre les intérêts professionnels tant individuels que collectifs de leurs membres. Mais ils n'ont jamais eu en France l'importance qu'ils ont acquise en Allemagne ou en Angleterre. Rapidement institutionnalisés ils sont devenus les gestionnaires des organismes sociaux comme la Sécurité Sociale, les électeurs des représentants des salariés dans les tribunaux de prudhommes, les représentants des salariés dans les divers comités de l'entreprise. Par ce mouvement les syndicalistes sont devenus des conseillers de moins en moins proches des salariés de base. Les résultats pratiques de cette dérive sont essentiellement de deux ordres:
1/La représentativité des syndicats est nulle. De près de 40% dans les années 50 , les salariés syndiqués sont passés à 20% dans les années 70 pour ne plus être que 8 à 9% en 2006! Ils ne sont plus présents que dans quelques îlots d'activité . Dans le commerce et les services ils ne représentent que 0,5% des salariés!
                                 EFFECTIFS ( en milliers) et TAUX DE SYNDICALISATION

Etat, Collectivités Territoriales,
      Hôpitaux publics                       860                                  15,1%


Entreprises publiques,
Sécurité Sociale                              160                                  15,6%

Entreprises privées                          834                                    5,2%


TOTAL                                       1884                                    8,2%
Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie des ménages, 1996 à 2003, INSEE. 
Notons que ce taux de syndicalisation est de 40% chez EDF et de 25 à 30% à la SNCF, France-Télécom et à La Poste.
Ainsi les syndicats en France ne représentent - et encore de façon minoritaire, que le secteur public ou anciennement public.

2/ L'autre conséquence est que les syndicats sont désormais un monde de professionnels militants. 
Par exemple les "mises à disposition" des syndicats par l'Etat (ministères ou administration) d'employés seraient de 20.000, voire même du double selon certaines études. 

Comment peut-on dès lors construire la rénovation de nos rapports sociaux et pourquoi tenir compte des syndicats dans la conduite de l'économie?
Le personnel politique est grandement coupable de connivence avec ces syndicalistes qui tout en ne représentant qu'eux-mêmes prétendent agir pour "le bien des travailleurs". Il est en effet plus efficace pour les politiques de discuter avec des professionnels - comme eux - dont on sait qu'ils n'ont aucun intérêt à renverser la table à laquelle ils font leurs agapes!

C'est ainsi que toute réforme proposée par la Droite, tout autant que par le Gauche est bloquée car le jeu des syndicats est bien d'apparaître "contre" afin de conserver leur place.
Voilà pourquoi on peut voir "les Conti", "les Fralib", "les Petroplus" et autres "Florange", sans parler des syndicalistes de la SNCM,  préférer la disparition de leur entreprise en entraînant les drames que l'on sait pour des salariés qui autrement auraient pu discuter avec leur employeur et sauver au moins un pan de leur entreprise. Cette politique du pire n'a en effet aucune conséquence dommageable pour les syndicalistes qui la fomentent puisqu'ils sont, de fait, non pas des employés de l'entreprise mais des professionnels de leur syndicat.

Cette situation est l'une des causes essentielles de la désindustrialisation de la France, bien plus encore que la mondialisation.
Les gouvernements sont trop faibles face au cynisme des syndicats. Il faut exiger de nos politiques qu'ils s'attaquent à cette gangrène.



mardi 12 février 2013

Dis Papa?


Un dialogue simplissime pour une question bien compliquée.
  - Dis, papa, c’est qui mon papa ?
  - C’est moi, mon chéri.
  - Mais alors, pourquoi j’ai deux papas ?
  - Parce que ton papa aime ton deuxième papa, et que tes deux
    papas s’aiment tellement qu’ils se sont mariés, pour pouvoir t’élever
    ensemble.
  - Mais pourquoi tu me dis que c’est toi mon papa ? Mon
    second papa, c’est pas mon papa ?
   - Si, mon chéri, c’est ton papa, comme moi.
   - Mais tous mes copains, à l’école, ils ont qu’un papa !
   - Ton second papa, c’est ton papa, qui t’aime autant que
     moi, mais moi je suis celui qui t’a conçu.
   - Ça veut dire quoi «conçu» ?
   - Ça veut dire que ton papa a déposé dans le ventre d’une
     dame la petite graine qu’il porte en lui, et c’est comme ça qu’il t’a eu.
   - ? !
   - C’est très difficile à comprendre quand on est petit, tu  sais, mais bientôt on te l’apprendra à l’école,
     et tu verras alors que c’est  simple.
   - Dis-moi, papa, c’est qui cette dame ?
   - Cette dame, c’est celle qui t’a mis au monde. C’est comme
     ça que tu es né.
    - C’est ça qu’on appelle une maman ?
    - Oui, mon chéri.
    - Mais alors c’est ma maman !
    - Oui, mon chéri.
    - Et pourquoi elle est pas avec moi, ma maman ? Elle m’aime
      pas ? Tu m’as dit que les parents qui aiment leurs enfants sont toujours
      avec eux, qu’ils les abandonnent jamais, même quand ils vont travailler.
     Elle m’a abandonné ma maman ? Elle travaille tout le temps ?
    - Tu sais, mon chéri, on peut aimer quelqu’un même quand on
      n’est pas avec lui.
    - Ça veut dire que tu aimes ma maman ? Mais alors pourquoi
     tu es jamais avec elle ? Tu es bien tous les jours avec mon deuxième papa,
     que tu aimes ? Peut-être que tu l’aimes pour de faux ma maman, mais moi je l’aime
     pour de vrai parce que c’est ma maman.
    - …
    - Je pourrais voir une photo d’elle pour voir comment elle
     est ? J’aimerais la connaître ma maman. A l’école, j’ai plein de copains qui
     ont tous une maman. A la sortie, moi je les regarde les mamans : elles sont
     jolies, tu sais. La mienne aussi doit être jolie… J’aimerais tant qu’elle
     vienne me chercher ! Tu sais quoi, papa ? J’aimerais être comme mon ami Paul :
     il a une vraie maman, et aussi un papa ! Il a de la chance, lui, tu crois
     pas ? Même que Brigitte, ma copine de classe, elle m’a dit la même chose que
     pour Paul, parce qu’elle aussi elle a deux mamans, et qu’elle voudrait
    connaître son papa. Elle m’a même dit qu’on lui avait dit que pour avoir un
    enfant il faut un papa et une maman. Même toi tu me l’as dit. Alors, tu
    vois, c’est pour ça que moi je comprends pas pourquoi j’ai deux papas ! Je
    trouve que c’est pas juste, parce que moi, je l’aime ma maman, même si elle
    est pas avec moi.
Ce dialogue est emprunté à un auteur qui l'a fait circuler sur le net et ne semble pas réclamer de droits d'auteur.

lundi 11 février 2013

De l'obligation de trouver une repreneur avant de fermer un site industriel

Peut-on faire pire pour décourager les entrepreneurs!
Obliger une entreprise qui veut fermer un site de production à trouver un repreneur pour ce site est une mesure délétère.
Heureusement qu'il n'est pas sûr que cette mesure soit constitutionnelle car elle apparaît comme une grave atteinte à la propriété privée puisqu'elle revient à empêcher un propriétaire de faire ce que bon lui semble de sa propriété.
Mais au delà on se rend bien compte que François Hollande agit comme Gribouille. Alerté par son ministre de l'Intérieur sur la probabilité de mouvements sociaux, il ressort une de ses propositions aberrantes de campagne.
La fermeture d'un site industriel est une décision dont le rationalité est avant tout économique. Aucune personne de bonne foi ne peut penser qu'un industriel ne prendrait cette décision que pour se venger de ses salariés. Certes il est vrai que cette décision peut répondre à une volonté de l'industriel de réduire une production qu'il juge excédentaire -fût elle rentable sur ce site-  sur un marché et qu'il considère que remettre un site à un concurrent ne fera qu'amplifier le crise à laquelle il veut faire face par cette fermeture.
Cependant le forcer à trouver un repreneur n'a aucune justification économique. Par quel artifice ce repreneur serait-il plus efficace? Soit son prédécesseur est un incapable - et pourquoi pas - soit il va modifier la structure des coûts de production du site et parmi ces derniers il va nécessairement considérer la réduction de la main d'oeuvre. Mais même s'il n'y touche pas il va devoir se confronter à la situation de marché qui a conduit son prédécesseur à décider la fermeture du site.
Les chances de survie de cette nouvelle entité sont alors bien minces.
On peut parier sans risque que le repreneur demandera des aides pour "sauver l'emploi", ce qui retardera un peu l'inéluctable issue de l'opération: la fermeture définitive du site mais gaspillera de l'argent qui aurait été mieux utilisé à aider à la reconversion des salariés.
Les socialistes pensent l'entreprise uniquement comme un pourvoyeur d'emploi et ignorent que c'est avant tout un outil de création de richesse, seule et unique façon la redistribuer.
Bien sûr ils sont obnubilés par leur incapacité à réduire le chômage. Mais ils s'y prennent de la pire des façons. La seule recette non utilisée jusqu'à présent - même par Sarkozy - c'est de libérer complètement l'entreprise. Il faut revoir en profondeur le code du travail, faire un grand ménage dans les systèmes de formations qui sont avantageux surtout pour les formateurs. Les salariés s'en trouveraient mieux dans la mesure où ils ne seraient plus regardés par les employeurs comme des ennemis mais comme leurs indispensables collaborateurs au sens noble du terme.
Mais Hollande et ses sbires sont incapables de comprendre cela car ils n'ont jamais travaillé dans une entreprise.