mercredi 20 octobre 2010

Pauvre monsieur Guerlain !

Voilà que parce qu’il parle à la télévision de manière empruntée, maladroite, loin de celle des causeurs professionnels qui ont leur agrégation en « langue de bois » et qu’il s’emberlificote dans le fil de son anecdote, il vient de se créer plus d’ennuis en quelques secondes qu’il n’en a jamais connu de sa vie entière.
J’ai été témoin de l’incident, comme sûrement des centaines de milliers de téléspectateurs, et j’ai frémi lorsqu’il a dit avoir travaillé comme un nègre. L’espace d’une seconde je l’ai vu hésiter parce que je suis persuadé qu’il s’est dit en lui-même : « Houlala, je viens de prononcer un mot interdit à la télévision, il faut absolument que je rectifie ». Et là patatras, comme souvent lorsqu’on a dans l’esprit une injonction négative, il se prend les mots dans l’interdit pour rajouter qu’il ne « sait pas si les noirs ont toujours tellement travaillé…». Sans vouloir interpréter et faire une projection, je suis persuadé que Jean-Paul Guerlain voulait rectifier la mauvaise impression donnée par l’utilisation du mot « nègre » et bien entendu il a créé l’incident dont la bien pensance se repaît.
Non, sans même le connaître, je me sens en mesure d’affirmer que Jean-Paul Guerlain n’a rien d’un raciste jusqu’à ce que les imprécateurs des mouvements anti-racistes s’emparent de l’affaire.
Dans cette  interview qu’a-t-il raconté si ce n’est (nez ?) de n’avoir jamais voulu être un parfumeur, d’avoir été pendant longtemps un dilettante, qui n’en n’est venu à créer son parfum peut-être le plus célèbre  que pour montrer à son épouse Decia qu’il n’était pas que cela ! Voilà, moi, ce que j’ai retenu de l’interview, sûrement pas que Jean-Paul est un tel raciste qu’il faille le clouer au pilori.
Alors Madame Pulvar, qui affectez de parler comme une académicienne, qui, parce que vous êtes martiniquaise, convoquez Aimé Césaire à tout bout de champ, laissez s’il vous plait cette basse querelle à vos amis du PS et des ligues bien-pensantes. Parce que quand je vous entends ou quand je vous lis sur le sujet j’ai vraiment le sentiment que vous vous servez de cet incident pour vous positionner  en égérie des causes à la mode et, surtout, pour régler vos comptes avec Elise LUCET .
Parce que des vrais racistes, il n’y en a pas tant que ça. Des imbéciles, par contre il y en a plein.

lundi 4 octobre 2010

Qui ment ? Qui raconte des fadaises ?

    Les hommes politiques n’ont jamais eu vraiment grâce à mes yeux tant je suis effaré par leur manque de culture basique alors qu’ils ont le destin de nations entre leurs mains. J’en ai approché quelques uns alors qu’ils étaient député ou maire (souvent les deux, ce qui aggrave leur cas !), certains ont même été ministres plus tard, ou l’avaient été.
    Pour peu que l’on prenne un peu de recul – tout particulièrement en ce moment où se joue l’une des réformes majeures de ce temps – on ne peut qu’être atterré.
     On donne mille et une solutions mais on ne parle pas des choses les plus simples et pourtant essentielles : l’État n’a pas de ressources propres (ou fort peu car il n’y a pratiquement pas de biens publics qui génèrent des revenus), toutes ses ressources proviennent de nos impôts où des cotisations sociales !
    Il faut donc d’abord expliquer à nos compatriotes et poser le préalable que lorsqu’ils demandent un service à l’État ils auront à le payer ! Il faut leur seriner qu’il n’y a pas de services gratuits et cela n’importe où dans le monde. Il faut leur expliquer que la gratuité des soins ça n’existe pas ! Il faut leur dire que l’enseignement gratuit ça n’existe pas ! Le prix de tout cela ce sont les impôts et les charges sociales.
    Voilà la seule « vérité » qui vaille.
    Alors faisons taire ces politiciens de tous bords sans parler des « commentateurs » de toutes origines, qui ne commencent jamais leurs discours par ce préalable.
    On entretient le peuple dans cette supercherie depuis la nuit tragique des temps où l’on inventa l’impôt qu’il y aurait une masse d’argent venue de je ne sais où qui serait à la disposition des gouvernants pour être distribuée selon leur bon ou mauvais vouloir.
    Il est alors évident que tous les hommes et femmes politiques qui ne commencent pas leur discours par ce préambule mentent, par omission certes, par ignorance pour un grand nombre, par facilité pour les plus malins, mais tous mentent ou a minima disent des fadaises.
    Se pose alors la question de la gestion des fonds recueillis par l’impôt et les charges sociales. Là est la gabegie ! Là est la coupable légèreté des gouvernants qui se font élire sur des promesses de distribution qu’ils ne maîtrisent absolument pas.
    C’est simple non ?

jeudi 30 septembre 2010

Et si finalement les sujets tabous devenaient les vrais sujets ?

J’ai entendu hier soir sur FR3 Hugues Lagrange auteur du « déni des cultures », sociologue, se faire vertement réprimander par deux collègues sociologues et agonir par une romancière dont apparemment le seul talent est de s’évertuer à prouver qu’elle est française tout en protestant avec véhémence qu’elle n’a pas à le faire !
Ce Hugues Lagrange n’a rien d’un va-t-en guerre : un visage creusé par deux yeux bleus en perpétuel étonnement, un parler cahotant mais d’une extrême précision sortant d’une bouche un peu pincée dont on attendrait un zozotement, il avait l’air de celui qui s’attend à être envoyé aux gémonies mais qui n’ira sûrement pas en victime consentante.
J’ai trouvé, pour ma part qu’il avait réglé leur compte à ses détracteurs par KO. Évidemment son propos est actuellement intolérable pour l’establishment et ce d’autant plus que les données sur lesquelles il le fonde sont des chiffres incontestables. Alors ses contradicteurs universitaires n’ont eu d’autre recours que de l’attaquer sur la rigueur scientifique de son travail. Pas de chance ! Hugues Lagrange réfutait point par point avec une rigueur à l’opposé de l’à-peu-près des arguments de ses opposants. Il était frappant de constater que même un béotien en sociologie pouvait comprendre ce qu’il disait, lui, alors que ses adversaires jargonnaient des propos dont ils ne semblaient pas sûrs eux-mêmes. Je ne parle même pas de la romancière qui voulait absolument donner des leçons de « francitude » à ce pauvre monsieur Lagrange : son discours hautain fait d’invectives et de sophismes n’a fait que faire perdre du temps de parole aux autres intervenants.
Or que dit Hugues Lagrange ? Certes bien plus que ce je vais résumer mais en gros qu’il y a plus de délinquance chez les immigrés originaires des pays sahéliens que chez les français « de souche » et même chez les immigrés d’autres origines. Il attribue cette caractéristique à des causes liées à la culture en vigueur dans ces populations : absence de statut de la mère, autorité défaillante du père, fratries trop nombreuses, polygamies, essentiellement. Il ajoute tout simplement que c’est donc à ces causes qu’il convient de s’attaquer si l’on veut que ces populations s’intègrent en France.
Eh bien ces propos qui finalement ne sont que la constatation d’un fait mettent en furie toute la « bien-pensance » hexagonale. On convoque les pires spectres : racisme en tête et toujours l’éternelle allusion au nazisme pour faire taire celui qui tente seulement de rendre public le sentiment d’une vaste majorité de français (de toutes origines du reste !).
Résultat : l’extrême droite envoie 20 députés au parlement suédois, dans le pays que tout le monde prenait – surtout à gauche- pour un exemple de justice sociale et de capacité d’intégration ; elle a obtenu 22,9% aux dernières élections en Norvège, 16,7% en Hongrie, 15,5% aux Pays-Bas et 28,9% en Suisse ! Les petits 11,9% du Front National en France et 8,3% de la Ligue du Nord en Italie font pâle figure ! (source : article récent de Newsweek).
Cessons de nous voiler la face ! Écoutons ce que des gens comme Hugues Lagrange ont à nous dire ! Ne cédons pas à la culpabilisation que veulent nous imposer des soi-disant élites qui ne cherchent qu’à protéger leur chaire en faculté en se drapant dans ces prétendues valeurs qui ne sont pour eux que de pratiques alibis à leur paresse intellectuelle.
Or moi je ne veux pas qu’à cause de ces Thomas Diafoirus arrivent au pouvoir des gens qui posent de bonnes questions mais proposent de mauvaises solutions.

dimanche 19 septembre 2010

L'info-entertainment.


J’écoutais ce matin deux émissions de débat, l’une à la radio, l’autre à la télévision. Je suis assez client pour ce type d’émission et pourtant je dois reconnaître qu’elles m’agacent depuis de longues années. Elles posent en effet me semble t-il un certain nombre de question et la moindre n’est sûrement pas celle de savoir leur interférence avec l’opinion publique. Le hiatus provient de ce que les éditorialistes sont des faiseurs d’opinion alors qu’ils prétendent débattre de ce qui préoccupe cette opinion pour l'informer On peut lier à ce hiatus le fait que nous sommes dans une société de communication et non pas d’information. Or ces débatteurs – tous plus ou moins et certains plus que moins – sont les instruments de la communication de ceux qui exercent un ou le pouvoir.
Prenons un exemple tout simple : qui aujourd’hui, dans l’opinion, est fondamentalement préoccupé par la prochaine élection présidentielle ? On peut être satisfait ou pas de l’action de ceux qui exercent le pouvoir actuellement, on peut souhaiter que d’autres qu’eux l’exercent mais la prochaine élection est dans beaucoup plus d’un an. Or les électeurs savent, même inconsciemment parce qu’ils ont tous un minimum de bon sens, ou simplement esquivent la question parce qu’ils ont d’autres chats à fouetter dans l’instant, qu’il peut se passer des multitudes de choses d’ici-là qui influenceront leur décision au moment de mettre leur bulletin dans l’urne. Pourtant c’est l’un des sujets de débats les plus récurrents dès à présent.
Or ce sujet est abordé allègrement mêlé aux autres débats du jour comme par exemple celui sur les retraites ou sur l’immigration. La première conséquence de cet amalgame est de figer les positions partisanes. On est contre la réforme du système de retraite parce qu’on est contre le président actuel : c’est un peu court comme argumentation  et lorsque l'on en avance une, elle n'est surtout pas fouillée! La seconde conséquence qui est liée est d’occulter le fond des problèmes pour ne les expliquer qu’à l’aune de ce qui amuse le plus les débatteurs et sensément les auditeurs : la politique politicarde.
Donc que font-ils ces débatteurs si ce n’est se transformer en porte-voix de la tendance politique qu’ils chérissent. Et qu’on ne me parle pas de la pluralité dans ces débats ou d’indépendance des journalistes tant est constitué avec soin l’échantillon des débatteurs pour tenter de plaire à tout le monde.
Et c’est ainsi que se forme l’opinion ; je serais enclin à écrire que c’est ainsi que se déforme l’opinion. Voilà bien du reste l’enjeu de l’ensemble du système puisque ce n’est plus l’information qui est souhaitée mais la communication.
C’est exact que l’on attire plus d’auditeurs ou de téléspectateurs en exacerbant leur goût pour le pugilat politique qu’en leur expliquant les tenants et aboutissants d’une réforme du système de retraite ou des valeurs respectives de l’intégration ou de l’assimilation en matière d’immigration.
J’appelle donc ce type de débats de l’info-entertainment. Et tout comme dans le monde du spectacle on a des stars, des intervenants « bancable », des ringards et des navets.
Le tout est déjà bien assez pitoyable mais le comble c’est que le système est intimement lié à celui des sondages et que c’est à travers eux que l’on prétend mesurer l’opinion. Le processus s’auto-alimente ainsi.

mardi 14 septembre 2010

Accueillir l'expansion de l'Univers dans notre quotidien.

Je m’étonne constamment de la propension de mes contemporains à vouloir expliquer et déplorer les disfonctionnements de l’univers dans lequel nous vivons par les changements qu’entrainent telles ou telles nouveautés, et cela dans tous les domaines : technologiques bien sûr avec l’informatisation de la société, économiques avec la mondialisation des échanges, politiques avec l’inflation de la communication, etc.
Pour être franc je suis plus désolé qu’étonné et je m’interroge sur ma santé mentale ! Tous ces changements m’apparaissent, à moi, comme normaux. Évidemment je m’en émerveille, incapable que je suis d’en maîtriser ni la conception bien entendu, ni les conséquences à moyen ou long terme. Mais est-ce que je me pose la même question pour la roue, la domestication du bœuf, la culture de la tomate, le moteur à explosion, l’électricité ? Non : j’ai intégré tout cela et tant d’autres choses merveilleuses ou douloureuses comme les maladies dans mon quotidien.
Je viens de lire l’excellent bouquin des frères Bogdanoffque j’avais eu le plaisir d’assez bien connaître lorsqu’ils habitaient encore le château extraordinaire de Montaut-les-créneaux dans le Gers et dont je peux témoigner que se sont tout sauf des bluffeurs. J’y ai lu – au-delà des précisions scientifiques que je ne suis pas capable de discuter- la confirmation de ce que je tiens pour une « croyance évidente » : l’Univers dans lequel nous vivons est en constante expansion et cette expansion s’accélère.
Voilà tout est dit ! Alors pourquoi s’épuiser à discutailler autour de telle ou telle innovation ? Elle n’est qu’une manifestation de cette expansion. Il n’y a pas de morale ou de sentiment là dedans, seulement un fait. Chercher à comprendre, oui ; tenter de déceler les conséquences heureuses ou malheureuses pour moi et l’humanité tout entière de cette expansion, bien sûr. Mais l’important me semble de l’accepter, je dirais même l’accueillir. Je veux en faire mon miel.
Mais ne vois-tu pas que l’Univers court à sa perte, me rétorque t’on très souvent. Et alors ? Bien sûr que l’Univers a eu un commencement et aura une fin. Là encore rien d’extravagant ! Mon commencement a eu lieu il y a plusieurs décennies et j’aurai une fin inéluctablement dans une décennie ou deux au mieux et dans la seconde qui vient peut-être ! Pendant cette période j'aurais vécu des moments positifs d'autres de régression, normal quoi! Et cette fin sera-t-elle nécessairement une perte ? Cela vous priverait de mes cogitations mais que voulez-vous quand on veut démonter une théorie il faut s’y tenir, et je réponds sans forfanterie aucune : non ce ne sera pas une perte !
J’aimerais tant contribuer à faire utiliser toute leur énergie par mes contemporains à construire leur univers plutôt qu’à la consumer à refuser d’entrer dans le grand mouvement de l’Univers.
Je reviendrai sûrement sur ce thème qui se décline en de nombreuses conséquences passionnantes et pleines d’espoir.