mercredi 10 avril 2013

Hollande doit partir.


Tâchons de ne faire ni projection ni règlement de compte personnel, mais pas de culpabilisation excessive non plus : l’élection de François Hollande a été une catastrophe pour la France et son départ devient une urgence. Pourquoi ? Pour quelques raisons objectives sans qu'il soit besoin de prendre part dans les débats fumeux qui agitent le milieu politico-médiatique.

Depuis qu’il est aux commandes la situation de la France n’a fait que se détériorer. Certes il n’a pas pris le pays dans un bon état mais pas un seul indicateur économique ne donne des signes de redressement. On peut demander à tous les experts de la Terre de trouver de bonnes raisons à cela, le constat n’en est pas moins flagrant. Les faits ont la tête dure.
Les annonces de mesures destinées prétendument à redresser le pays ne sont ni à la mesure des enjeux, ni même susceptibles d’apporter la moindre correction à la trajectoire suicidaire dans laquelle la France est engagée. Sur ce point également, convoquer les experts ne sert qu’à confirmer ce constat.
Ainsi on peut écrire tout simplement : depuis son élection le Président Hollande n’a rien fait pour améliorer la situation économique de la France. Point barre.

Depuis son élection François Hollande n’a fait que diviser un peu plus les Français.
Le mariage pour tous ne concerne qu’une minorité de Français mais en heurte une majorité.
La chasse aux riches totalement inefficace, fait fuir du pays au pire et démobilise au moins les seuls capables d’apporter cette richesse qui créerait des emplois. Elle fait le lit des populismes
Les victimes quotidiennes d’incivilités, mais surtout les millions de nos concitoyens qui vivent dans les quartiers que l’on baptise pudiquement défavorisés pour ne pas les qualifier de ce qu’ils sont, des ghettos supermarchés de la drogue, ne se sentent plus chez eux.
Les exemples sont nombreux des clivages qui se sont creusés depuis que François Hollande allume contrefeu sur contrefeu pour masquer son incapacité à assumer ses fonctions.

François Hollande devait réorienter la politique étrangère de la France et tout particulièrement en Europe. Il n’a réussi qu’à ruiner la relation de notre pays avec l’Allemagne, affaiblir notre respectabilité au regard des pays européens vertueux, nous rendre inaudible dans les instances internationales et prendre des engagements qu’il ne peut pas tenir. Le dernier en date étant sa promesse d’armer l’opposition syrienne. L’aventure malienne n’étant pour l’instant que son seul tire de gloire.
Sur le plan international notre président a dévalorisé notre influence.

Alors avec des échecs patents sur les plans économiques, sociétaux et internationaux, avec une popularité à un plus bas historique, avec des équipes incapables et inexpérimentées, que lui reste t’il ?
Je ne le crois pas capable de reconnaître ses erreurs, je ne le crois pas capable de reconnaître qu’il a fait une campagne irréaliste et même mensongère. Il ne lui reste donc plus que d’accepter son échec et de demander au peuple de le juger.   


mercredi 20 février 2013

Nous courons à la catastrophe.


Là je crois que la coupe est pleine !
L’ensemble des promesses de campagne de François Hollande s’avèrent de monumentales tromperies. Et depuis qu'il est au pouvoir, ficelé dans ses mensonges, il prend, dans un désordre effarant, des mesures à contretemps qui nous entraînent directement dans le gouffre où sont tombés les Grecs, les Espagnols, les Portugais et les Irlandais ; les italiens s’en sortent mieux que nous !
Je ne me lancerai pas dans la litanie des exemples de ces tromperies et de ces mesures aberrantes tant elles sont à la une de journaux pour qui veut bien lire les mots sans se laisser endormir par les commentaires que des journalistes qui n’en n’ont que le nom se repaissent. Mais enfin, rappelez vous des propos de campagne sur les taux de croissance, sur la pression fiscale limitée aux très hauts revenus, sur la défense de l’emploi, sur l’impartialité des nominations, pour ne citer que les plus évidemment  reniés sous nos yeux.

Les bordées d’injures que l’on entend en seule réponse à la lettre du patron de Titan qui n’a fait qu’écrire, dans un langage qui n’a de grossier que d’être celui des gens de la rue, les vérités sur la situation des grandes usines françaises sont la preuve par neuf de la déliquescence de l’état moral de notre pays. J’ai déjà écrit sur la culpabilité des syndicats, je dois y rajouter celle des hommes politiques qui n’ont plus aucun sens des réalités, probablement la faute la plus grave pour un homme politique et les médias qui ne font pas leur travail par couardise et incompétence.
La nomination de Ségolène Royal, dont l'égocentrisme et l'esprit de vengeance  n'ont  d'égal que l'incompétence, dans l'équipe dirigeante de la Banque Publique d'Investissement est digne d'une république bananière.
On ne peut rester ainsi, les bras ballants, tétanisés devant  l’ampleur du désastre qui se déroule sous nos yeux.
Si des changements de personnel politique n’interviennent pas dans un avenir proche nous courrons vers des émeutes que les populistes ne manqueront pas de fomenter. Or je ne vois pas d’homme d’Etat capable de fédérer autour de lui les enthousiasmes nécessaires à la réussite de cette mission de la dernière chance.  Terrible constat !

mercredi 13 février 2013

Les syndicats fossoyeurs de l'économie.

L'économie française souffre de multiples maux dont l'un des moindres n'est pas l'archaïsme des relations sociales dans les entreprises. A qui la faute? Pour moi il n'y a pas de doute : les plus archaïques des acteurs sont les syndicats.
Créés en 1884 par une loi portée par Waldeck-Rousseau, un républicain modéré, les syndicats ont été conçus à l'origine pour défendre les intérêts professionnels tant individuels que collectifs de leurs membres. Mais ils n'ont jamais eu en France l'importance qu'ils ont acquise en Allemagne ou en Angleterre. Rapidement institutionnalisés ils sont devenus les gestionnaires des organismes sociaux comme la Sécurité Sociale, les électeurs des représentants des salariés dans les tribunaux de prudhommes, les représentants des salariés dans les divers comités de l'entreprise. Par ce mouvement les syndicalistes sont devenus des conseillers de moins en moins proches des salariés de base. Les résultats pratiques de cette dérive sont essentiellement de deux ordres:
1/La représentativité des syndicats est nulle. De près de 40% dans les années 50 , les salariés syndiqués sont passés à 20% dans les années 70 pour ne plus être que 8 à 9% en 2006! Ils ne sont plus présents que dans quelques îlots d'activité . Dans le commerce et les services ils ne représentent que 0,5% des salariés!
                                 EFFECTIFS ( en milliers) et TAUX DE SYNDICALISATION

Etat, Collectivités Territoriales,
      Hôpitaux publics                       860                                  15,1%


Entreprises publiques,
Sécurité Sociale                              160                                  15,6%

Entreprises privées                          834                                    5,2%


TOTAL                                       1884                                    8,2%
Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie des ménages, 1996 à 2003, INSEE. 
Notons que ce taux de syndicalisation est de 40% chez EDF et de 25 à 30% à la SNCF, France-Télécom et à La Poste.
Ainsi les syndicats en France ne représentent - et encore de façon minoritaire, que le secteur public ou anciennement public.

2/ L'autre conséquence est que les syndicats sont désormais un monde de professionnels militants. 
Par exemple les "mises à disposition" des syndicats par l'Etat (ministères ou administration) d'employés seraient de 20.000, voire même du double selon certaines études. 

Comment peut-on dès lors construire la rénovation de nos rapports sociaux et pourquoi tenir compte des syndicats dans la conduite de l'économie?
Le personnel politique est grandement coupable de connivence avec ces syndicalistes qui tout en ne représentant qu'eux-mêmes prétendent agir pour "le bien des travailleurs". Il est en effet plus efficace pour les politiques de discuter avec des professionnels - comme eux - dont on sait qu'ils n'ont aucun intérêt à renverser la table à laquelle ils font leurs agapes!

C'est ainsi que toute réforme proposée par la Droite, tout autant que par le Gauche est bloquée car le jeu des syndicats est bien d'apparaître "contre" afin de conserver leur place.
Voilà pourquoi on peut voir "les Conti", "les Fralib", "les Petroplus" et autres "Florange", sans parler des syndicalistes de la SNCM,  préférer la disparition de leur entreprise en entraînant les drames que l'on sait pour des salariés qui autrement auraient pu discuter avec leur employeur et sauver au moins un pan de leur entreprise. Cette politique du pire n'a en effet aucune conséquence dommageable pour les syndicalistes qui la fomentent puisqu'ils sont, de fait, non pas des employés de l'entreprise mais des professionnels de leur syndicat.

Cette situation est l'une des causes essentielles de la désindustrialisation de la France, bien plus encore que la mondialisation.
Les gouvernements sont trop faibles face au cynisme des syndicats. Il faut exiger de nos politiques qu'ils s'attaquent à cette gangrène.



mardi 12 février 2013

Dis Papa?


Un dialogue simplissime pour une question bien compliquée.
  - Dis, papa, c’est qui mon papa ?
  - C’est moi, mon chéri.
  - Mais alors, pourquoi j’ai deux papas ?
  - Parce que ton papa aime ton deuxième papa, et que tes deux
    papas s’aiment tellement qu’ils se sont mariés, pour pouvoir t’élever
    ensemble.
  - Mais pourquoi tu me dis que c’est toi mon papa ? Mon
    second papa, c’est pas mon papa ?
   - Si, mon chéri, c’est ton papa, comme moi.
   - Mais tous mes copains, à l’école, ils ont qu’un papa !
   - Ton second papa, c’est ton papa, qui t’aime autant que
     moi, mais moi je suis celui qui t’a conçu.
   - Ça veut dire quoi «conçu» ?
   - Ça veut dire que ton papa a déposé dans le ventre d’une
     dame la petite graine qu’il porte en lui, et c’est comme ça qu’il t’a eu.
   - ? !
   - C’est très difficile à comprendre quand on est petit, tu  sais, mais bientôt on te l’apprendra à l’école,
     et tu verras alors que c’est  simple.
   - Dis-moi, papa, c’est qui cette dame ?
   - Cette dame, c’est celle qui t’a mis au monde. C’est comme
     ça que tu es né.
    - C’est ça qu’on appelle une maman ?
    - Oui, mon chéri.
    - Mais alors c’est ma maman !
    - Oui, mon chéri.
    - Et pourquoi elle est pas avec moi, ma maman ? Elle m’aime
      pas ? Tu m’as dit que les parents qui aiment leurs enfants sont toujours
      avec eux, qu’ils les abandonnent jamais, même quand ils vont travailler.
     Elle m’a abandonné ma maman ? Elle travaille tout le temps ?
    - Tu sais, mon chéri, on peut aimer quelqu’un même quand on
      n’est pas avec lui.
    - Ça veut dire que tu aimes ma maman ? Mais alors pourquoi
     tu es jamais avec elle ? Tu es bien tous les jours avec mon deuxième papa,
     que tu aimes ? Peut-être que tu l’aimes pour de faux ma maman, mais moi je l’aime
     pour de vrai parce que c’est ma maman.
    - …
    - Je pourrais voir une photo d’elle pour voir comment elle
     est ? J’aimerais la connaître ma maman. A l’école, j’ai plein de copains qui
     ont tous une maman. A la sortie, moi je les regarde les mamans : elles sont
     jolies, tu sais. La mienne aussi doit être jolie… J’aimerais tant qu’elle
     vienne me chercher ! Tu sais quoi, papa ? J’aimerais être comme mon ami Paul :
     il a une vraie maman, et aussi un papa ! Il a de la chance, lui, tu crois
     pas ? Même que Brigitte, ma copine de classe, elle m’a dit la même chose que
     pour Paul, parce qu’elle aussi elle a deux mamans, et qu’elle voudrait
    connaître son papa. Elle m’a même dit qu’on lui avait dit que pour avoir un
    enfant il faut un papa et une maman. Même toi tu me l’as dit. Alors, tu
    vois, c’est pour ça que moi je comprends pas pourquoi j’ai deux papas ! Je
    trouve que c’est pas juste, parce que moi, je l’aime ma maman, même si elle
    est pas avec moi.
Ce dialogue est emprunté à un auteur qui l'a fait circuler sur le net et ne semble pas réclamer de droits d'auteur.

lundi 11 février 2013

De l'obligation de trouver une repreneur avant de fermer un site industriel

Peut-on faire pire pour décourager les entrepreneurs!
Obliger une entreprise qui veut fermer un site de production à trouver un repreneur pour ce site est une mesure délétère.
Heureusement qu'il n'est pas sûr que cette mesure soit constitutionnelle car elle apparaît comme une grave atteinte à la propriété privée puisqu'elle revient à empêcher un propriétaire de faire ce que bon lui semble de sa propriété.
Mais au delà on se rend bien compte que François Hollande agit comme Gribouille. Alerté par son ministre de l'Intérieur sur la probabilité de mouvements sociaux, il ressort une de ses propositions aberrantes de campagne.
La fermeture d'un site industriel est une décision dont le rationalité est avant tout économique. Aucune personne de bonne foi ne peut penser qu'un industriel ne prendrait cette décision que pour se venger de ses salariés. Certes il est vrai que cette décision peut répondre à une volonté de l'industriel de réduire une production qu'il juge excédentaire -fût elle rentable sur ce site-  sur un marché et qu'il considère que remettre un site à un concurrent ne fera qu'amplifier le crise à laquelle il veut faire face par cette fermeture.
Cependant le forcer à trouver un repreneur n'a aucune justification économique. Par quel artifice ce repreneur serait-il plus efficace? Soit son prédécesseur est un incapable - et pourquoi pas - soit il va modifier la structure des coûts de production du site et parmi ces derniers il va nécessairement considérer la réduction de la main d'oeuvre. Mais même s'il n'y touche pas il va devoir se confronter à la situation de marché qui a conduit son prédécesseur à décider la fermeture du site.
Les chances de survie de cette nouvelle entité sont alors bien minces.
On peut parier sans risque que le repreneur demandera des aides pour "sauver l'emploi", ce qui retardera un peu l'inéluctable issue de l'opération: la fermeture définitive du site mais gaspillera de l'argent qui aurait été mieux utilisé à aider à la reconversion des salariés.
Les socialistes pensent l'entreprise uniquement comme un pourvoyeur d'emploi et ignorent que c'est avant tout un outil de création de richesse, seule et unique façon la redistribuer.
Bien sûr ils sont obnubilés par leur incapacité à réduire le chômage. Mais ils s'y prennent de la pire des façons. La seule recette non utilisée jusqu'à présent - même par Sarkozy - c'est de libérer complètement l'entreprise. Il faut revoir en profondeur le code du travail, faire un grand ménage dans les systèmes de formations qui sont avantageux surtout pour les formateurs. Les salariés s'en trouveraient mieux dans la mesure où ils ne seraient plus regardés par les employeurs comme des ennemis mais comme leurs indispensables collaborateurs au sens noble du terme.
Mais Hollande et ses sbires sont incapables de comprendre cela car ils n'ont jamais travaillé dans une entreprise.

jeudi 24 janvier 2013

Au sujet de la libération de Florence Cassez


Je me réjouis vraiment de la libération de Florence CASSEZ. Je ne connais rien des détails de cette affaire, et je donne crédit à tous ceux qui défendent son innocence. 
Cependant le traitement médiatique de cette affaire me met mal à l’aise. Cette jolie jeune femme n’était pas un otage, elle n’a pas survécu aux affres d’un conflit armé ni risqué sa vie pour sauver les victimes d’une catastrophe naturelle, bref ce n’est pas une héroïne. Bien sûr elle a sûrement beaucoup souffert ; on peut imaginer ce que sont sept années dans une prison –même si on a pu dire que ce n’était pas un bagne, surtout quand on est condamné à une peine de soixante ans de détention. 
Mais pourquoi  dérouler le tapis rouge, pourquoi  mobiliser deux ministres, pourquoi consacrer des éditions spéciales de plusieurs heures sur toutes le chaines de télévision ? Les organisateurs de cette réception ont-ils tout simplement ressorti leurs notes sur la réception d’Ingrid Betancourt ?
Décidemment nous nous enfonçons dans une civilisation de la communication. On hiérarchise l’information sur l’échelle des émotions. Je ne peux m’empêcher de dénoncer la manipulation.  Le Président s’est lancé dans une guerre avec une impréparation diplomatique coupable, il se fait retoquer toutes les lois emblématiques du programme sur lequel il s’est fait élire, il applaudit un accord entre le patronat et les syndicats qui ne règle aucun des problèmes cruciaux qui ravagent notre économie, il ne veut pas entendre les tristes vérités que ne cessent de clamer la Cour des Comptes …., et cette litanie n’est pas exhaustive.  Autant de problèmes qui devraient faire les titres de tous les médias. 
Mais bien sûr la libération de Florence CASSEZ est une bonne nouvelle, une nouvelle qui rassemble, alors on en fait des tonnes. 
Qui sont les coupables ? Les journalistes sûrement qui font du temps d’antenne et de l’audience à bon compte, mais surtout les politiques qui se dédouanent un instant de leurs terribles insuffisances, et nous aussi qui ne disons rien et avalons la guimauve avec une coupable gourmandise.

vendredi 4 janvier 2013

Remplaçons les Services Publics par des prestataires privés

Ce post ne sera probablement qu'un parmi des centaines de milliers d'autres sur le même sujet. Tant pis.
Comme pour son modèle social qui se meurt d'être encensé alors qu'il n'est plus qu'une dépouille, nos Services Publics que les naïfs endoctrinés font semblant de défendre en leur tirant des chargeurs entiers de balles dans les pieds, sont depuis longtemps à l'agonie.

J'ai eu besoin aujourd'hui de prendre un rendez-vous avec une "conseillère" pour déposer un dossier de liquidation de retraite pour le compte d'un proche.
Après avoir lu toute la littérature relative à la question sur Internet, je n'avais plus d'autre choix que de me rendre "au centre dont dépend la personne en question".
Depuis quelques temps le lieu indiqué n'est plus le bon, et on m'y tend quand même un papier avec un N° de téléphone "payant après le bip". J'écoute avec attention le long message d'accueil. Ce mot accueil ne convenant du reste pas vraiment puisque le message m'informe entre autre que les pensions de retraite sont payées le 8 ou 9 du mois à l'exception de la Moselle et un autre département avant, après une bonne minute, de me proposer de taper 1 ou 2 selon le motif de mon appel. Sauf que le motif de mon appel qui est de prendre rendez-vous avec la personne idoine n'est pas proposé!

Las! Je me rends à une nouvelle adresse où je pense que se tiennent les fameux rendez-vous. J'ai de la chance! Deux personnes à l'accueil sont en train de bavarder en n'attendant que moi. Je leur soumets ma question. Elles me confirment que les rendez-vous se tiennent bien dans les locaux mais qu'elles ne peuvent pas prendre ce fameux rendez-vous et que je dois passer par la plateforme téléphonique. Le manège démarre! 

Je leur fais écouter le message de la plateforme sur mon téléphone portable et elles conviennent que la prise de rendez-vous n'est pas proposée et que je dois taper le choix 2 bien que son objet ne soit pas spécifiquement la prise de rendez-vous mais que " c'est comme ça qu'il faut faire". L'une en profite pour me donner un autre N° qui est moins cher depuis un portable ( je suis chanceux, j'ai droit à une information confidentielle!). 

La plateforme têtue refuse d'aller plus loin si je ne tape pas un N° de Sécurité Sociale. Après plusieurs tentatives évidemment la communication s'interrompt et je n'ai d'autre choix que de recommencer l'opération depuis le début.

Les charmantes personnes que j'ai en face sont désolées mais pas surprises: " ça arrive assez fréquemment". Mais alors puisqu'elles voient chaque jour la personne que je cherche à rencontrer ne pourraient-elles pas le prendre ce fichu rendez-vous? Le manège est maintenant bien lancé!

La discussion s'engage. " Nous n'avons pas le droit de prendre des rendez-vous, nous ne pouvons rien faire" Mais vous ne faites déjà rien! 
"Monsieur dans quelques temps nous serons remplacées par des machines!" Mais vous êtes déjà remplacées par une machine! 

Je suis reparti comme j'étais venu avec la perspective de me coltiner à la machine mais avec la triste conviction qu'effectivement mes impôts payent de charmantes personnes totalement inutiles. 
Les Services Publics sont au bord de la tombe: de profundis clamavi a te, Domine!
Et j'en suis ravi parce qu'une telle inefficacité doit disparaître. 

Remplaçons la plupart des Services Publics par des prestataires privés. Ils ne survivront que s'ils font des bénéfices, ils ne feront de bénéfices que pour autant que les clients ( ex-usagers) seront satisfaits. Et ces bénéfices ne sont pas plus scandaleux que les sommes englouties par nos Services Publics dans les puits sans fond de l'inefficacité.