Peut-on faire pire pour décourager les entrepreneurs!
Obliger une entreprise qui veut fermer un site de production à trouver un repreneur pour ce site est une mesure délétère.
Heureusement qu'il n'est pas sûr que cette mesure soit constitutionnelle car elle apparaît comme une grave atteinte à la propriété privée puisqu'elle revient à empêcher un propriétaire de faire ce que bon lui semble de sa propriété.
Mais au delà on se rend bien compte que François Hollande agit comme Gribouille. Alerté par son ministre de l'Intérieur sur la probabilité de mouvements sociaux, il ressort une de ses propositions aberrantes de campagne.
La fermeture d'un site industriel est une décision dont le rationalité est avant tout économique. Aucune personne de bonne foi ne peut penser qu'un industriel ne prendrait cette décision que pour se venger de ses salariés. Certes il est vrai que cette décision peut répondre à une volonté de l'industriel de réduire une production qu'il juge excédentaire -fût elle rentable sur ce site- sur un marché et qu'il considère que remettre un site à un concurrent ne fera qu'amplifier le crise à laquelle il veut faire face par cette fermeture.
Cependant le forcer à trouver un repreneur n'a aucune justification économique. Par quel artifice ce repreneur serait-il plus efficace? Soit son prédécesseur est un incapable - et pourquoi pas - soit il va modifier la structure des coûts de production du site et parmi ces derniers il va nécessairement considérer la réduction de la main d'oeuvre. Mais même s'il n'y touche pas il va devoir se confronter à la situation de marché qui a conduit son prédécesseur à décider la fermeture du site.
Les chances de survie de cette nouvelle entité sont alors bien minces.
On peut parier sans risque que le repreneur demandera des aides pour "sauver l'emploi", ce qui retardera un peu l'inéluctable issue de l'opération: la fermeture définitive du site mais gaspillera de l'argent qui aurait été mieux utilisé à aider à la reconversion des salariés.
Les socialistes pensent l'entreprise uniquement comme un pourvoyeur d'emploi et ignorent que c'est avant tout un outil de création de richesse, seule et unique façon la redistribuer.
Bien sûr ils sont obnubilés par leur incapacité à réduire le chômage. Mais ils s'y prennent de la pire des façons. La seule recette non utilisée jusqu'à présent - même par Sarkozy - c'est de libérer complètement l'entreprise. Il faut revoir en profondeur le code du travail, faire un grand ménage dans les systèmes de formations qui sont avantageux surtout pour les formateurs. Les salariés s'en trouveraient mieux dans la mesure où ils ne seraient plus regardés par les employeurs comme des ennemis mais comme leurs indispensables collaborateurs au sens noble du terme.
Mais Hollande et ses sbires sont incapables de comprendre cela car ils n'ont jamais travaillé dans une entreprise.
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